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SUJET + VERBE

SUJET VERBE
Acte 1

Nous allons commencer nos phrases en suivant l'ordre sujet + verbe que vous connaissez bien, puisque c'est celui du français. Pas de panique, donc, mais gardez bien à l'esprit que le breton commence par le sujet pour insister sur le sujet (comme il commence par le complément pour insister sur le complément, etc.), et qu'une phrase du genre Pierre vient en français signifie en fait c'est Pierre qui vient en breton.

Vous aurez droit à cette petite leçon de morale à chaque leçon, c'est pour votre bien. Commençons maintenant à faire nos phrases.

1. LE SUJET

Le sujet n'est pas ici notre... sujet (arf !), alors prenons quelque chose de simple, des noms propres (Sterenn, Meven...) ou des pronoms personnels sujets, par exemple :

me je
te tu
il
hi elle
ni nous
c'hwi vous
i(nt) ils
elles

2. LA PARTICULE VERBALE

?????

Oui, c'est un mot qui n'existe pas en français. Sachez seulement qu'une particule verbale a se glisse toujours entre le sujet et le verbe : on ne dit pas Sterenn + verbe mais Sterenn + a + verbe.

Juste un tout petit exercice pour s'y faire, et nous passons enfin au verbe.



EXERCICE 1 : LA PARTICULE ÉLÉMENTAIRE


Ce sont vos premières phrases en breton et nous n'avons pas encore vu le verbe, donc ne vous en faites pas : nous nous en chargeons. Cet exercice sert seulement à vérifier si vous avez bien compris qu'une particule verbale a se place entre le sujet et le verbe. Rappelez-vous : on dit Sterenn + a + verbe, et non a + Sterenn + verbe, Sterenn + verbe + a...
1 Soit le verbe azezañ (base verbale azez-) qui signifie s'asseoir. Comment dit-on c'est Meven qui s'assied ?
2 Soit le verbe souzañ (base verbale souz-) qui signifie reculer. Comment dit-on c'est eux qui reculent ?
3 Soit le verbe livañ (base verbale liv-) qui signifie peindre. Comment dit-on c'est toi qui peins ?
4 Soit le verbe lidañ (base verbale lid-) qui signifie célébrer. Comment dit-on c'est vous qui célébrez ?
5 Soit le verbe hiboudal (base verbale hiboud-) qui signifie murmurer. Comment dit-on c'est eux qui murmurent ?
6 Soit le verbe horjellat (base verbale horjell-) qui signifie chanceler. Comment dit-on c'est Sterenn qui chancelle ?



3. LE VERBE

Avant toute chose, il faut savoir qu'on ne précise pas deux fois la même chose en breton. C'est un principe. Prenons un exemple tout simple : après deux, on sait déjà qu'on a affaire à un pluriel, alors ce n'est pas la peine de dire deux chevaux, on se contente de dire *deux cheval.

Pour le verbe, c'est pareil : après nous, on sait déjà qu'on a affaire à la première personne du pluriel, alors ce n'est pas la peine de dire nous chantons, on se contente de dire *nous chante. Autrement dit, après le sujet, le verbe ne se conjugue pas selon la personne. Pratique, non ?

Du coup, il ne nous reste plus qu'à préciser le temps. C'est facile, on prend la base verbale (vous vous souvenez ? c'est là qu'on en a besoin), et on rajoute une terminaison qui est donc la même à toutes les personnes, et qui est :

rien présent
o futur
e imparfait
as prétérit
fe potentiel
je irréel

Ce qui donne avec le verbe c'hoari (base verbale c'hoari- elle aussi) qui signifie jouer :

c'hoari présent
c'hoario futur
c'hoarie imparfait
c'hoarias prétérit
c'hoarife potentiel
c'hoarije irréel

Les temps sont à peu près les mêmes qu'en français, si ce n'est que le subjonctif n'existe pas en breton (c'est d'ailleurs une bizarrerie propre au français) et qu'on le remplace généralement par un futur. Sinon, que dire ? Le prétérit correspond à notre passé simple et, comme lui, on ne l'emploie qu'à l'écrit. Le potentiel et l'irréel sont là pour dire si l'on croit plus (potentiel) ou moins (irréel) à l'action, et on les traduit généralement par nos conditionnels.

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